Mardi 5 Juin 2007
Quelle « chianlie » !?
Lorsque j'en entend qui se plaignent de payer trop d'impôts alors qu'ils bénéficient, déjà, de « niches fiscales » voire s'expatrient vers des paradis fiscaux et qu'en face il y en a qui, bien que travaillant ardemment survivent tout au mieux ;
Lorsque j'en vois qui, remerciés, sont sensé pouvoir vivre avec 1 € 52 par jour alors que d'autres -trivialement parlant- se font des « couilles en or » avec la prime de départ (de plusieurs milliers d'euros) avec l'aval (complice ?) du gouvernement en place ;
Lorsqu' on voit que des salariés, dévoués, sont récompensés, « royalement » de leurs efforts par une prime annuelle d'au maximum 2 € alors que des actionnaires s'en mettent « plein les fouilles » pour non pas récompenser les risques du travail mais de l'investissement... Si c'est ainsi que l'on valorise le travail... ;
Lorsque j'entend tous ces politicards, du plus petit au plus haut niveau de l'état, faire des promesses sans jamais les tenir (si ce n'est, parfois, pour le pire) puisqu' elles s'en vont, telles des paroles en l'air même si certaines sont écrites : on ne sait pas lire puisque n'interprétant pas bien... ;
Lorsque j'entend ces « grands messieurs » refuser une loi sur l'euthanasie encadrée alors qu'il y en a qui, au fond de leur lit de souffrance, se sentent bien seuls et pleurent la mort en l'invoquant dans des râles indescriptibles de douleur et qui, même plongés dans l'inconscience, pleurent... Que feraient-ils si c'était un des leur ? Pour eux, il y aurait un arrangement secret avec le ciel...
Lorsque j'en entend qui, pour de petits bobos se disent au bord de la tombe alors que d'autres y sombrent, plus ou moins dignement, de trop jeunes, de plus vieux, parfois seuls et, généralement, sans bruit ;
Lorsque l'on en voit qui trichent, escroquent, profitent d'un système pendant des années et ce sans s'en cacher alors que d'autres, qui y ont recours faute de mieux, se font vertement évincer... ;
Lorsqu' il y en a qui possèdent un ou plusieurs appartements qu'ils laissent clos -voire en état de délabrement- estimant les loyers pas assez attractifs pour les remettre sur le marché de la location et, qu'en face, il y a des salariés qui dorment dehors ou dans leur véhicule parce que n'ayant pas moyen de payer loyer et charges devenus prohibitifs ;
Lorsque on subit des agressions, outrages - qui, parce que c'est vous, n'en sont pas- puisque d'origine différente (même d'une région à l'autre du territoire national), de par un physique « hors norme », un handicap, une supposée « sale gueule » (parfois de con...) voire de par une origine sociale inférieure... et alors que tout serait mis en œuvre pour lutter contre tout cela, qu'une aide est sollicitée sans que l'on vous entende... ;
Lorsque je lis, au fronton des édifices publics, la devise nationale, qui se veut idéale, alors que, parallèlement, les faits (vécus) donnent toujours plus de poids aux propos de M. de La Fontaine : « Selon que... », que croire ? Doit-on en supposer que beaucoup de « con-citoyens » soient assez C... pour ne pas faire la différence entre un vécu (le leur, le mien...) et une pseudo-réalité ?
Lorsque l'on voit que certains sont intouchables ou tout juste « effleurables » alors qu'à d'autres on ne pardonne pas le moindre écart, fut-il insignifiant par rapport aux enjeux ;
Lorsque l'on voit que certains, par mesure d'économie, ne perçoivent plus d'aide et sont précarisés voire mis proprement à la rue alors que d'autres s'offrent le luxe de partir d'un poste avec des « stock options », un bon paquet de monnaie sonnante et trébuchante voire des avantages liés à la fonction et qui perdurent après avoir quitté celle-ci... ;
Lorsque l'on pense à cette justice, parfois injuste, qui ne reconnaît pas ses erreurs (ou si rarement) mais, surtout, qui ne se déjuge pas, sans que la presse (au service unique des puissants ?) ne s'empare du scandale... quand bien même on constate des omissions, fausses interprétations, vision étriquée (et forcément restrictive de la problématique) et que ces éléments servent de base à ce jugement impartial ;
Lorsque des états veulent imposer leur volonté au reste du monde, inévitablement différent, alors que leur comportement -loin d'être exemplaire- trouble voire met en péril l'équilibre mondial ;
Lorsque de belles promesses se transforment en vaines paroles ou conduisent à un chaos incommensurable ;
On est en droit de se demander où va-t-on et que sera demain ?
La loi naturelle, qui, d'ordinaire, sélectionne les plus aptes -physiquement et/ou intellectuellement- se voit modifiée au profit de la loi du capital.
Pauvres ou SMICARDS, vous avez des soucis à vous faire...
Par la-raleuse, Mardi 5 Juin 2007 à 01:00 GMT+2 dans Ma rubrique





