la-raleuse

Contre pouvoir ?

 

Les mots et l'image seraient des « armes » efficaces pour dénoncer certains abus, actes, méfaits, délits, outrages... Peut-être !
Si les mots, à l'inverse des paroles ont une certaine pérennité,
Si certains, au gré de l'histoire, sont devenus fameux,
S'ils en sont encore qui témoignent de leur temps de façon privilégiée,
S'ils sont des images « choc », des dessins tracés à l'encre caustique qui accusent ou vilipendent,
Force est de constater que, dans ce cas comme pour tout, personne n'est égal face à l'impact espéré de...  
Le talent ou son absence n'est pas forcement gage de... d'autant plus que sa perception, l'interprétation même de cette capacité dépend directement du lecteur et de son éducation qui l'a plus ou moins formaté et de son ressenti propre par rapport à son vécu personnel. Le « talent » est l'une de ces « chose » les plus sujettes à caution, les plus subjectives... 
Quelque fois, un nom, une/des connaissance(s) bien installée(s), le sacro-saint « nerf de la guerre » qu'est le fric... peuvent minorer voire pallier pas mal d'obstacles que seul un supposé talent (même s'il est reconnu par une infime minorité) ne suffit pas à faire tomber.
Il me plait, toujours, de me référer à LAFONTAINE et à sa fameuse tirade : « Selon que vous serez puissants ou misérables... » ; malgré son âge, elle est toujours d'une verdeur, d'une telle fraîcheur qu'elle en surprend plus d'un. Même dans un pays où la devise - aussi belle qu'utopique - prône l'égalité, il faut bien admettre que, dès le départ, se créent des castes : enfants d'ouvrier, « n'être la fille que d'un vulgaire mineur de fond » et ceux déjà issus d'une certaine fange de la bourgeoisie : commerçants, professions libérales... Eh oui, on peut toujours rêver à ce qu'elle soit appliquée.
Si l'espoir fait vivre et que l'on peut toujours songer à l'application de cette apophtegme, à force de voler dans les hautes sphères atmosphériques - non pas pour décrocher la lune - mais pour tenter d'effleurer l'application - on ne peut plus simple - des préceptes édictés, on est entraîné dans une chute libre, mortelle car aucun parachute n'est là pour amortir la rencontre avec le sol.
Je plains de tout cœur les idéalistes ou tous ceux qui ont été élevés selon certains « principes de base » et qui n'ont pu, encore, imaginer l'ampleur du désastre. A mesure que la vie fait payer  - chèrement - ses leçons, la désillusion s'accroît. Elle peut créer un aven tel que, dépité, on s'y précipite sans le moindre regret, pour quitter ce monde corrompu, aux valeurs à l'opposé de ce socle idéal auquel on croyait dur comme fer jusqu'à... 
C'est l'ultime baroud d'honneur lancé à la face de ce monde qui n'est pas le nôtre.
Il s'en trouvera bien quelques uns pour critiquer semblable geste de désespoir en hurlant à l'irrespect de la vie et des ancêtres qui nous l'on donnée ainsi que le monde présent. Seulement, ils feraient bien, déjà, de balayer devant leur porte et de faire leur auto-critique tout en « introspectant », honnêtement, les valeurs auxquelles ils adhèrent de par leur comportement quotidien. Peut-être trouveraient-ils matière à ne pas être si fiers d'eux même, ainsi qu'ils veulent bien le dire ou le laisser croire...
Honteux ?
Peut-être ?
Là, où se trouverait l'honneur vertueux ?

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